Nicolas Sarkozy demandera l’inscription de la formation professionnelle à l’agenda social 2008
Posté par Jean-Luc LEFEVRE le 10 décembre 2007
Le président de la République a répondu par l’affirmative à la demande de Laurence Parisot d’inscrire la formation à l’ordre du jour de l’agenda social 2008 lors de l’Assemblée des entrepreneurs de la CGPME qui s’est tenue vendredi 7 décembre au Palais des congrès de Lyon.
Nicolas Sarkozy a précisé qu’il proposera « lors de la réunion du 19 décembre d’inscrire la formation professionnelle dans l’agenda social de 2008 ».
« Je veux qu’on réforme la formation professionnelle », a attaqué l’hôte de l’Elysée dans son discours de clôture de l’Assemblée de la CGPME. « Cette réforme, a-t-il ajouté à l’attention de Jean-François Roubaud, le président de l’organisation représentant chefs de petites et moyennes entreprises, on la mènera avec vous et les syndicats ».
Le chef de l’Etat attend des entreprises qu’elles soient « les moteurs de ce changement. La formation professionnelle efficace, ce n’est pas celle qui renforce une dixième fois le CV d’un cadre bac+6, ce n’est pas celle qui forme les salariés d’une entreprise menacée à des métiers eux aussi menacés. La formation professionnelle, c’est celle qui permet à une ouvrière qui a passé vingt ans dans une usine textile d’apprendre un métier de bureau, c’est celle qui permet à un ouvrier métallo de devenir chauffagiste. C’est celle qui met au premier rang des priorités les bassins menacés par la mono-activité et les délocalisations ».
Constatant que « la France consacre chaque année 24 milliards d’euros à la formation professionnelle », le président a jugé que « sur ces 24 milliards d’euros, il n’y a qu’une infime partie qui va vers ceux qui en ont vraiment besoin : les chômeurs, les salariés peu qualifiés, les territoires en reconversion industrielle. Et bien, même si ça gêne, je suis désolé, c’est ma conviction. Trop souvent c’est l’emploi qui donne accès à la formation professionnelle, je veux dire par là que quand on est dans une boîte internationale qui réussit bien et qu’on veut apprendre un nouveau boulot, c’est beaucoup plus difficile. Le système marche sur la tête ! ».
Selon le Président, « le diagnostic est posé depuis longtemps : notre système abrite de véritables gâchis. Nous ne pouvons plus attendre, et je lie d’ailleurs ça (…) aux problèmes de la réforme du financement des partenaires sociaux. Pour qu’on ne vienne pas me donner de fausses raisons de ne pas avancer naturellement ».








